Patricia Andriot : Retour sur les journées d’été du rassemblement des écologistes d’août 2010 à Nantes

Publié le par Groupe des élus EE au Conseil régional

 

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C’est près d’une vingtaine de participants champardennais qui se sont rendus à Nantes du 19 au 21 août dernier pour l’université d’été des écologistes.


En tant qu’élue Europe Ecologie au Conseil Régional de Champagne-Ardenne, vice-présidente à l’ESS, Patricia Andriot a participé à ces journées et témoigne de la dynamique en cours.


Un succès incontestable qui confirme que le défi du rassemblement des écologistes est en passe d’être relevé

 

Après les succès des européennes et des régionales,  l’enjeu de ces journées  était de transformer l’essai, de confirmer la capacité d’un rassemblement autour d’un projet fédérateur, alternatif et pourvoyeur de solutions concrètes et globales pour un autre modèle de société.

 

2500 participants, plus de 150 ateliers  et groupes de travail, plus de 200 intervenants, une diversité thématique couvrant l’ensemble des questions actuelles de société, ( place du travail, retraites, délinquance financière, immigration,  la question énergétique, les modes de transport, l’agriculture, la santé, la petite enfance, …..), des plénières qui ont non seulement rassemblé toutes les figures emblématiques du mouvement (dont Eva Joly, Cécile Duflot, Dany Cohn-Bendit) mais aussi plus largement avec la présence de JP. Delevoye, médiateur de la république, Edwy Plenel, fondateur de médiapart, C. Lepage , fondatrice de CAP 21, P. Moscovici, PS, …) pour débattre avec une grande qualité  autour des questions clefs qui se posent aujourd’hui à notre société. 

 

Tant sur le plan qualitatif que quantitatif, incontestablement, ces journées d’été, ont été un plaisir pour les oreilles,  un succès  et ont confirmé que l’écologie politique s’installe comme troisième force alternative et crédible pour un nouveau projet de société.

 

Une structuration en route qui a toute les chances de tenir son ambition de se donner les moyens d’une autre manière de faire de la politique

 

Organiser le rassemblement des écologistes pour confirmer son installation comme troisième force politique française relève d’un double défi compte tenu de la réalité de la vie et de la situation politique française : Ne pas rompre le dialogue avec la société civile qui s’est installé depuis les européennes, gage d’un renouveau de l’offre politique  et se donner les moyens de peser sur les présidentielles.

 

Des primaires devront confirmer cela, mais la personnalité d’Eva Joly clairement mise en orbite dans cette perspective semble faire consensus, et serait sans doute au vu de son histoire en capacité de nettement bousculer l’offre politique traditionnelle.

 

Si de nombreux textes, motions, propositions ont circulé au cours des journées, nous avons pu sentir entre ceux –ci et les temps de synthèse organisés, que des lignes communes se dégagent, et que l’enjeu d’un mouvement politique qui ne s’enferme pas dans le parti politique classique s’esquissent : mouvement avec plusieurs niveaux d’engagement, adaptation à de nouvelles formes de militance, respect de valeurs de bases essentielles conditions d’une remise d’ éthique dans la vie politique, fondent les contours communs de ce qui se dégagent.

 

Vers un projet tout aussi alternatif que réaliste

 

Dernier intérêt, last but not least, de ces journées d’été, le contenu, et le sentiment que l’écologie politique est en train de prendre de corps à travers un projet global, qui à travers des pistes concrètes et réalistes organisent de nouvelles perspectives d’organisation sociale.

 

En s’intéressant à des questions aussi diverses , et qui dépassent le champ habituel dans lequel on relègue les écologistes, biodiversité, nucléaire, eau, pour aller aussi vers les questions de l’éducation, de la place du travail dans la société, de la petite enfance, de la santé, des personnes âgées, de l’immigration, de la sécurité, ces journées donnent le sentiment que face à tous ces problèmes, il y a des solutions possibles concrètes, et alternatives qui ne signifient pas un retour en arrière, ou la nostalgie d’une époque révolue mais bien des solutions empreintes de créativité, pourvoyeuse d’emplois, qui remettent l’humain au cœur de la société , la nécessité d’une régulation sociale qui ne soit pas qu’étatique, sans nier l’initiative individuelle,  ni renvoyer systématiquement à un grand soir.

 

Bref, en dénonçant fermement l’impasse du modèle d’économie financiarisée actuel, en dénonçant tout au aussi fermement les attaques récurrentes du gouvernement en place contre les valeurs de la république,  en avançant sur la transformation écologie de l’économie, comme en proposant des solutions concrètes sources de lien social plus que de division, l’écologie politique prend corps comme solution qui pourrait bien réveiller une offre politique qui ne sait pas sortir des clivages habituels ou proposer des solutions réellement innovantes.

 

La suite pour nous en Champagne-Ardenne

 

Le mouvement se structure au niveau national, les assises qui se dérouleront le 09 octobre doivent confirmer qu’il s’organise aussi en Champagne Ardenne. Pour cela, les comités locaux, vont se réunir dès septembre, des débats ouverts sur des thématiques diversifiées seront organisées à l’automne, ( agriculture et biodiversité, les coopératives , une statut crédible pour l’entreprise, la finances solidaire et le développement durable), et les écologistes participeront pleinement aux prochaines discussions électorales dans la perspective des cantonales.

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Publié dans Tribunes

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