Le temps des AG…
Par Patricia ANDRIOT
Le printemps est le temps des assemblées générales…. Après la clôture des comptes, les discussions liées aux bilans de l’année écoulée en conseil d’administration, l’assemblée générale est l’occasion de faire un point, de regarder le travail accompli et de s’interroger sur les orientations futures… temps long ou étapes souvent perçues comme fastidieuses, c’est le moment de la démocratie, qu’il convient plus que jamais de préserver.
Pour participer, en tant que conseillère régionale, à de nombreuses et diverses assemblées générale depuis 2 semaines, ( conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne, CRESCA, Champagne-Ardenne Active, CAPEB, fédération des foyers ruraux de Haute-Marne, CLIS de Bure, EPIS, association d’insertion par l’économique Remoise,….). J'en tire deux constats :
- La participation chaque fois assez nombreuse, le sentiment d’attachement à son association, qui se dégage des débats et des discussions informelles qui suivent, l’efficacité de l’action collective attestée par les bilans d’activités, confirment s’il en était besoin le besoin profond du vivre ensemble, du lien social, mais aussi de l’ancrage territorial; contrairement à ce que pourraient ou voudraient nous faire croire les tenants de l’homo-économicus parfaitement rationnel, l’homme ne vit pas en apesanteur de son environnement social et territorial, tel un processeur informatique qui ajuste en permanence ces choix en fonction de paramètres que ses seuls intérêts personnels lui dictent.
- Quelle que soit la thématique abordée, et les proximités politiques de l’assemblée (et elles sont diverses dans l’échantillon évoqué), le sentiment de décalage entre les attentes et les mesures proposées par le gouvernement en place, l’impression d’une écoute qui ne se fait pas, d’un accompagnement qui n’est pas présent, d’une non-reconnaissance de cette action collective est très présent.
Du coup, les attentes vis-à-vis des espaces politiques intermédiaires qui représentent les collectivités régionales sont grandes. Attentes en partie financière certes, mais pas seulement : enjeu de reconnaissance, enjeu d’organisation territoriale, etc. pour compenser la politique de laminage de lien social qui est maintenant en place dans notre pays.
La région comme sas de protection d’une politique nationale ultra –libérale… ce n’est pas qu’un slogan de campagne. C’est aussi une attente concrète par les acteurs qui œuvrent chaque jour pour que notre société reste une société du vivre ensemble.