Budget 2011 : Patricia Andriot intervient sur la politique associative de la Région
Intervention de Patricia Andriot, sur la politique de soutien aux associations
Monsieur le Président,
Je souhaiterais juste profiter de la présentation de ce rapport, que nous voterons, attirer votre attention, comme celle de l’assemblée sur une problématique relative aux associations qui sera croissante.
Comme cela a été confirmé par un éminent parlementaire de cette région, qui ne peut pas être taxé d’opposition politicienne à notre gouvernement, qui est par ailleurs président du conseil général de Haute-Marne à l’occasion de la session budgétaire de son CG, « Les contribuables locaux que nous sommes ne peuvent plus payer seuls les surcoûts d’une politique nationale. A force de nous transférer des charges sans avoir en face les recettes, il arrive un moment où le budget ne passe plus ! ».
Or , il se trouve que les surcoûts de la politique nationale, doublé d’un baillonage de toute latitude en matière de recettes fiscales – je ne reviens pas sur votre rapport général de début de matinée – touche tout particulièrement le secteur associatif et notamment pour reprendre la question des prérogatives d’un conseil général, par exemple le secteur des services aux personnes, secteur essentiel quand il s’agit de solidarité territoriale et de cohésion sociale.
Comme la question de la survie des associations est cruciale, non seulement parce les services rendus en font des acteurs cruciaux de la solidarité territoriale et de la cohésion sociale, mais aussi parce que ces acteurs sont des pourvoyeurs importants d’emplois sur le territoire champardennais - à hauteur de 8,4 % - et d’emplois non délocalisables.
C’est pour cette raison que cette question à été au cœur de nos préoccupations lors du mois de l’ESS et en particulier à l’occasion de la soirée de cloture.
Or vous savez comme moi, et le rapport général le rappelle que notre collectivité ne pourra jouer indéfiniment le rôle de bouclier social ou de mécanisme compensatoire au désengagement systématique de l’Etat en la matière.
Je voulais donc rappeler l’importance clef de cette problématique à laquelle nous devrons nous atteler au cours de l’année à venir, en explorant , probablement avec les têtes de réseaux associatives, des pistes d’un modèle économique public-privé refondé et en cohérence entre notre politique en faveur de la vie associative et l’ESS.
C’est pour cela que je voulais souligner la proximité des enjeux et la complémentarité nécessaires des mesures comme « l’appel à projet initiatives citoyennes et solidaires », et le dispositif PROGRESS par exemple ou encore comme un laboratoire d’innovation sociale et la mise en place d’expérimentations en ce domaine au titre de la politique de l’innovation et de la recherche.
Je vous remercie