DOB (1/5) : Bien que contraint par la politique du gouvernement hostile aux collectivités locales, le débat d’orientation budgétaire tente de se réinventer...

Publié le par Groupe des élus EE au Conseil régional

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Rendons à César ce qui lui revient : Nicolas Sarkozy affame les collectivités locales. Toutes les collectivités ! Alors qu’elles sont en 1ère ligne aux côtés de nos concitoyens, qu’elles sont, et de loin, les 1ers investisseurs publics, jouant un rôle clé pour le soutien à l’activité et à l’emploi.

Cette situation est la conséquence directe d’une gestion budgétaire idéologique, et qui marche sur la tête. M. Sarkozy aux affaires c’est la dégradation assurée et aggravée des finances publiques. M. Sarkozy aux affaires ce n’est pas mieux d’Etat, c’est mal d’Etat. M. Sarkozy aux affaires, c’est la destruction des outils de la solidarité entre les français et entre les territoires.

Et les régions sont celles qui sont les plus touchées : elles perdent leur autonomie fiscale. Elles perdent la possibilité de jouer leur rôle de collectivité qui prépare l’avenir. En ce sens il y a cohérence avec la réforme des collectivités qui vise à les transformer en « super conseil général ».

Dans le cadre de ces nouvelles contraintes, le gouvernement casse la solidarité entre collectivités. En réduisant les recettes, il veut que les Régions se concentrent sur leurs compétences obligatoires. Il va les forcer à renoncer à participer aux financements des projets des communes qui ne seraient pas en cohérence avec les priorités  politiques de la région. Il va forcer les collectivités qui ne pourraient plus accéder aux financements régionaux à augmenter leurs impôts locaux. Là aussi le président de la république crée les conditions de la division, où les collectivités ne pourraient plus compter les unes sur les autres, où elles n’auraient pas d’autre choix que le repli sur elles mêmes.

Les perdants ce sont les français, c’est nous tous.

Et ce qui nous préoccupe, nous, élus Europe Ecologie Les Verts, c’est de tenter de limiter la casse, c’est de chercher comment protéger nos concitoyens le mieux possible des conséquences néfastes pour eux des choix du Président de la République, dont tout nous laisse penser qu’ils seront totalement assumés par le nouveau gouvernement qui vient d’être nommé.

Evolutions positives

De ce point de vue les orientations budgétaires qui nous sont proposées aujourd’hui témoignent d’évolutions positives :

  • Sur la forme : la méthode proposée renouvelle l’exercice budgétaire. Elle met en évidence des axes politiques prioritaires. Le CESER souligne les avantages de cette évolution. Nous nous en félicitons. Cette réforme va dans le bon sens car elle privilégie la transversalité des politiques. Nous savons qu’elle ne sera pleinement opérationnelle que l’année prochaine. Il faut donc avancer graduellement, pas à pas.
  • Sur le fond : les OB traduisent des évolutions en regard du budget antérieur. Les 5 priorités affichées nous conviennent bien. Nous notons la prise en compte de certaines de nos suggestions. Les politiques de la Région sont un peu plus verdies qu’auparavant.

Les enjeux écologiques font leur apparition jusque dans la priorité n°1 concernant l’emploi, le développement économique. C’est une évolution remarquable : l’écologie n’est plus cantonnée à l’environnement.

Les annonces que le Président Jean-Paul Bachy vient de formuler accentuent l’évolution que traduisent ces OB 2011.

Nous nous en félicitons.

Nous n’avons jamais imaginé que la transformation écologique de l’économie régionale que nous appelons de nos vœux tomberait du ciel, d’un seul coup, avec ces OB 2011. Nous savons qu’il faudra de la constance, de la pédagogie, tout au long de la mandature pour parvenir à infléchir les politiques de notre Conseil régional. Dès 2011 de premiers pas seront donc accomplis.

Vous ne serez donc pas surpris que le groupe Europe Ecologie Les Verts propose d’élever la barre un peu plus haut dès maintenant en perspective de la session budgétaire de décembre. Et notre groupe proposera au cours des débats qui vont suivre d’avancer plus loin, plus en profondeur, dès maintenant, sur 4 axes :

-          le développement économique

-          la lutte contre les précarités énergétiques, sanitaires et sociales

-          la préservation de la biodiversité

-          la gestion exemplaire de la collectivité

 

Intervention d’Eric Loiselet au nom du groupe Europe Ecologie Les Verts au cours du débat général sur les orientations budgétaires 2011 le 15 novembre 2010 

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